Angèle, j’ai vu très peu de gens parler en mal de leur daronne ou de leur sœur. Même André, le mâle alpha, viril et vigoureux, parle généralement de sa mère avec beaucoup de réserve et de respect. Quand il s’agit de sa sœur, son instinct d’homme protecteur et d’homme responsable surgit presque systématiquement.
Je crois secrètement, de ce fait, qu’à bien des égards, nous sommes tous des féministes. Et oui, je te l’accorde, il y a des exceptions. Je fais volontairement un point d’entrée trivial pour parler de féminisme. En fait non, pas tellement.
J’observe juste. Et je commente. Dans la lutte féministe, je pense qu’il y a des gens qui sont réellement engagés pour de bonnes causes et des idées nobles. Malheureusement, Internet et les réseaux sociaux ont donné la parole à tout le monde, en l’occurrence les opportunistes qui se sont emparés du mouvement.
Des discours controversés et extrémistes, des idées qui puent vraiment la merde, des théories sorties de nulle part… Il y en a de tout. A priori, je n’en ai rien à cirer si quelques-unes, sous l’influence de je ne sais quoi, racontent des idées à deux balles sur les réseaux.
Par contre, par effet d’exposition répétée, ces idées finissent par guider nos sœurs, nos amies, nos femmes et nos daronnes. Un phénomène qui traîne au fond de mes pensées depuis quelques mois, voire des années, c’est le nombre croissant de familles monoparentales.
Je ne l’attribue pas uniquement au féminisme. Mais personnellement, je crois que les féministes, hommes comme femmes, nouvelle génération sur Internet, y contribuent en grande partie. C’est peut-être le fait des féministes opportunistes, comme je veux croire. De toutes les manières, il y a énormément de discours qui :
- promeuvent une haine déguisée envers les hommes (de sexe masculin),
- banalisent les conséquences d’une séparation de famille,
- encouragent la rupture à la moindre difficulté,
- définissent la liste de cases à cocher dans un couple,
- etc.
Ce sont autant d’éléments qui, me semble-t-il, produisent le résultat que nous avons sous nos yeux : de nombreux enfants qui grandiront en famille monoparentale. Pourtant, il est presque évident que grandir sans figure paternelle ou maternelle finit par créer des adultes « bras cassés ». Angèle, est-ce vraiment ce que nous voulons dans 10, 15 ou 20 ans ? Des jeunes déséquilibrés dans ce monde déjà gangrené par tellement de problèmes ?



