Introverti et dépressif, pas asocial.

Être introverti ne signifie pas être asocial. C’est juste une autre façon de se ressourcer, de recharger sa batterie sociale. Tout simplement, c’est juste un mode de fonctionnement. C’est préférer des moments calmes, seul et tourné vers la richesse de la vie intérieure. C’est le plaisir de faire des conversations longues et des activités en petits groupes.

Mais la limite devient rapidement floue quand tu déprimes. En fait, tu pouvais gérer activités et discussions en petit groupe avant que madame la dépression ne s’invite dans la relation. Bien avant elle, tu ne gérais pas les activités sociales en grand groupe non plus. C’est trop d’énergie. Et pas évident.

Et depuis qu’elle, madame la dépression, est présente, même le petit groupe devient problématique. La dépression a la force de te pousser vers l’isolement. En tant qu’introverti, tu crois que l’isolement te permettra de reprendre des forces, comme tu en avais l’habitude. Sauf que les équations ont changé. Rester seul avec ta nouvelle compagne, c’est donner libre cours à la rumination. C’est perdre pied plus rapidement, voire broyer du noir.

C’est un cercle vicieux. Tu t’enfonces parce que tu n’en parles pas. Tu n’en parles pas parce que tu n’as plus de gens à qui en parler. Tes proches ne sont plus là parce que tu t’es éloigné pour essayer d’aller mieux. Et c’est un éternel recommencement, comme le chanterait Youss’.

Je te souhaite de guérir. De trouver la force et d’aller mieux.

Salut.

Jour 11 / 45

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